Ceci est une traduction de l’épisode de podcast sur la tocophobie qui a été aimablement traduit par une collaboratrice québécoise que vous pouvez suivre sur Twitter: @Tocophobie

tocophobie

Aujourd’hui, je veux vous parler de tocophobie pour plusieurs raisons…

  1. C’est le terme donné à la peur de la grossesse et de l’accouchement… donc très pertinent pour mon billet baladodiffusé!
  2. Les gens ne savent même pas que cela existe… donc je suis ici pour affirmer que oui, cette peur existe et qu’elle est même énorme.
  3. Je veux partager plus d’information sur le sujet afin que, si vous souffrez de cette peur, vous puissiez mieux la comprendre ou du moins constater que vous n’êtes pas seule.
  4. Si vous êtes en contact avec des femmes tocophobes dans le cadre de votre travail, par exemple en tant que sage-femme ou dans toute autre profession reliée à la naissance, vous serez un peu mieux informé afin de pouvoir aider les femmes qui en souffrent et les orienter dans la bonne direction.
  5. Si vous êtes enceinte et avez la chance de ne pas être affligée par cette peur, mon billet vous aidera à prendre conscience que vous êtes probablement entourée de femmes tocophobes et vous comprendrez mieux comment elles se sentent face à votre propre expérience de grossesse.

Qu’est-ce que la tocophobie?

La tocophobie est une peur pathologique de la grossesse et de l’accouchement qui affecte environ 10% des femmes dans le monde entier. Le terme vient du grec tokos qui signifie « accouchement », et phobos qui signifie « peur ». Les phobies sont un type de troubles anxieux qui implique généralement une peur intense irrationnelle d’un objet ou d’une situation qui pose peu ou pas de danger. Nous associons souvent les phobies avec des peurs comme celle des araignées ou des espaces clos.

La tocophobie est classée soit primaire ou secondaire; la tocophobie primaire touche une femme n’ayant jamais été mère, donc qui n’a jamais expérimenté la grossesse ni l’accouchement, alors que la tocophobie secondaire se développe chez des femmes ayant vécu un accouchement traumatisant ou pénible. Une autre façon de bien différencier la tocophobie primaire et secondaire est de comprendre que : la première s’est développée à partir d’expériences indirectes telles que le visionnement de films, avoir entendu parler les amis ou la famille ou encore avoir vécu des traumatismes d’ordre sexuels ou médicaux. La tocophobie secondaire quant à elle découle d’une expérience réellement vécue de la grossesse et de l’accouchement.

L’actrice Helen Mirren a révélé qu’elle souffrait de tocophobie lors d’une entrevue en 2007. Une vidéo sur la naissance qu’elle a regardé à l’âge de 13 ans l’a dégoûtée au point où elle n’a jamais voulu avoir d’enfant ni être impliquée dans quoi que ce soit relatif à l’accouchement. Je peux entièrement m’identifier à ses propos. J’ai regardé une vidéo sur la naissance à l’école et j’en été traumatisée pendant des années.

Comment la tocophobie apparaît-elle?

Les symptômes physiques et psychologiques de la tocophobie varient, mais ils peuvent inclure:

  • Cauchemars récurrents
  • Hyperventilation
  • Transpiration et tremblements
  • Attaques de panique et d’anxiété
  • Pleurs (déclenchés par la vue ou même des mots)
  • Nausées et vomissements
  • Pensées de mort ou peur de mourir

On l’étiquette souvent comme une phobie irrationnelle, mais à mon avis, ce n’est pas tout à fait juste envers celles qui en souffrent. D’abord, ce n’est pas une phobie normale parce qu’il est vrai que l’accouchement peut effectivement être fatal. À la différence d’être coincé dans un espace clos, par exemple. Donc le terme irrationnelle n’est probablement pas le meilleur à utiliser. En outre, il est fort possible que si vous posez la question à une femme souffrant de tocophobie, elle vous répondra qu’il s’agit d’une crainte rationnelle et tout à fait compréhensible.

Je n’ai pas besoin d’aide. C’est une peur parfaitement rationnelle.

Bien sûr, pas pour toutes les femmes, mais pour plusieurs.

Ayant déjà été tocophobe, je comprends ce problème de l’intérieur, mais quand j’ai décidé de publier un billet sur la tocophobie, j’ai voulu interroger aussi d’autres femmes parce que nous sommes toutes différentes et que mon expérience personnelle est unique à moi.

Mon expérience de la tocophobie

Pendant des années j’ai vécu dans le déni de vouloir des enfants. Jusqu’à un certain point, je savais que j’en voulais, mais je n’étais jamais allée plus loin que cela. Malgré le fait que j’étais engagée sérieusement dans une relation amoureuse, je n’avais jamais abordé le sujet des enfants avec mon conjoint et la question n’avait jamais été soulevée entre nous. Pour être honnête, je n’aurais même pas été capable de dire si quelque chose tournait mal en moi parce que je n’avais jamais été confrontée à la pression de la grossesse. Par contre, je ne pouvais pas être confrontée aux enfants, surtout aux bébés. Si quelqu’un amenait son nouveau bébé au travail pour l’habituelle présentation aux collègues « voici mon nouveau bébé », je pouvais partir à courir un mile. Quelqu’un a essayé de me faire prendre son bébé une fois et j’ai paniqué. J’ai dû me réfugier dans la salle de toilette pour pleurer. Je ne savais même pas pourquoi. Je faisais partie d’un groupe d’amis qui n’avaient pas de bébés et je ne subissais aucune pression de ma famille pour avoir des enfants, donc j’étais en mesure d’éviter assez facilement le « sujet bébé » au point où je ne pensais pas avoir un problème. Si vous m’aviez demandé à l’époque si je souffrais de tocophobie, je vous aurais dit non.

Tout cela a changé à la minute où j’ai découvert que j’étais enceinte.

Là j’ai PANIQUÉ!! Le premier mois de ma première grossesse non planifiée a été assez sombre. Je m’adaptais difficilement à mon nouveau statut de femme enceinte et mes émotions étaient à fleur de peau; dans toutes les nuances de négatif. J’ai été soulagée quand j’ai fait une fausse couche à 8 semaines. J’étais très déçue et paralysée par la perte mais aussi très soulagée. Cette expérience m’a fait peur et m’a fait réaliser que quelque chose n’était pas normal.  C’est à ce moment que j’ai commencé à vraiment m’attaquer à mes pensées négatives (head trash). Si vous êtes un auditeur régulier de mes billets baladodiffusés, vous savez que j’ai publié aussi un autre billet intitulé The Head Trash Show dont le but est de vous aider à effacer vos pensées négatives en utilisant une nouvelle technique thérapeutique puissante que j’ai simplifiée pour que chacun puisse l’utiliser sans avoir reçu de formation particulière. Je venais juste d’être formée à cette thérapie pour mon travail, mais je savais que la première chose que je devais faire était de commencer à travailler dans ma propre tête. J’ai fait de grands progrès sur mon niveau général d’anxiété, mais quand le temps est venu pour moi de devenir enceinte à nouveau un an plus tard, il me restait énormément de peur liée à la grossesse. L’idée d’être enceinte me faisait encore complètement paniquer. Je ne pouvais pas lire sur la naissance sans pleurer… sans raison… Dans mes livres sur la grossesse, je ne pouvais même pas ouvrir les pages où il y avait des photos de la naissance. J’ai osé le faire une fois et j’ai senti une attaque de panique monter alors j’ai refermé le livre… la pensée de cette chose qui grandit en moi me troublait… Je pensais à cette chose comme à un parasite qui s’alimente de son hôte – tout ressemblait un peu comme dans les films X-Files ou Alien!

Je suppose que les personnes qui écoutent ce billet depuis un certain temps seront peut-être surprises de m’entendre dire toutes ces choses parce que cela ne ressemble en rien à ce que je suis aujourd’hui. Je sais! C’est pourtant comment je me suis sentie pendant la première moitié de ma grossesse. La peur a commencé à diminuer à mesure que progressait le travail de nettoyage des pensées que je faisais; plus je passais de temps à me libérer de mes peurs, mieux je me sentais. Lorsque je suis arrivée à mon 7e mois, j’étais une personne transformée. Rendue à 8 mois, j’ai laissé tomber mon plan d’accoucher à l’hôpital par césarienne et j’ai décidé d’accoucher à la maison.  Lorsque le moment de l’accouchement est arrivé, je ne ressentais plus de peur et j’étais enthousiaste à l’idée de donner naissance.

Mon histoire se termine bien parce que j’ai été chanceuse d’avoir été mise en contact avec une technique qui est, en autant que je sois concernée, d’une remarquable efficacité. Mais ce n’est pas l’histoire de chacune. Comme je l’ai mentionné plus tôt, j’ai décidé de mener des recherches pour mieux comprendre comment la tocophobie affecte les femmes dans le cadre de ma préparation pour ce billet et voici quelques témoignages qu’elles ont partagé avec moi.

J’ai une peur très intense de mourir pendant l’accouchement.

Je ne veux pas qu’une partie de mon corps soit déchirée, coupée ou étirée, surtout pas la partie la plus précieuse et privée de celui-ci.

J’ai peur que la grossesse soit 9 mois de maux et la destruction de mon corps et de ma peau, avec une chose vivante à l’intérieur de moi qui me vole toute mon énergie. Je crains que l’accouchement soit une douleur au-delà de tout ce que j’ai déjà ressenti et que je ne sois pas capable de l’endurer, qu’elle me brise et me marque psychologiquement pour la vie. Que le bébé détruise mes organes génitaux en sortant et me fende en deux du vagin à l’anus, de sorte que pendant des semaines après, je serai en douleur et mon plancher pelvien sera ruiné pour toujours… Cela me frustre et m’attriste que la société et la plupart des gens dans ma vie s’attendent à ce que j’accepte la grossesse et la naissance comme une partie naturelle de ma vie, alors que c’est littéralement la pire chose que je puisse imaginer qui m’arrive. Ce n’est pas « beau » ou « extraordinaire » d’aucune façon pour moi, c’est seulement injuste et cruel.

J’ai toujours trouvé dégoûtante l’idée d’être enceinte et de donner naissance. Je pense que d’avoir un fœtus qui grandit à l’intérieur de moi est comme avoir un parasite qui s’alimente de moi. J’ai peur de l’accouchement. J’ai peur de la douleur, des dommages causés à mon corps, des changements à mon corps et de ma vie après – je ne crois vraiment pas que ça vaut le coup.

Le rôle des professionnels de la santé

Maintenant, il y a des aspects troublants à cette peur, parce que certains d’entre eux sont entraînés par la façon dont les femmes perçoivent qu’elles vont être traitées par les médecins et le personnel médical. Par exemple,

Je ne peux pas imaginer être aussi impuissante et avoir des étrangers qui regardent mes organes génitaux et me touchent comme un steak, comme si je n’étais pas là. C’est comme si vous n’étiez plus une personne. J’ai aussi peur que si je perd conscience pendant la grossesse et que je me retrouve dans un état critique, il est possible que des médecins décident de me « sacrifier » pour sauver le fœtus.

Notre processus de naissance « moderne » , où vous êtes traitée comme un morceau de viande, où le personnel hospitalier peut faire tout ce qu’il veut avec vous. Les femmes obligées de donner naissance couchées sur le dos… Pour moi, c’est de la torture et la seule position qui pourrait être pire est l’appui renversé! … J’ai aussi des difficultés à gérer le fait que la partie la plus intime du corps soit si grandement exposée à des inconnus dans la salle d’accouchement, en particulier à des hommes.

Cet aspect de la peur est assez déprimant pour moi, parce que c’est quelque chose qui pourrait être amélioré. La façon dont les femmes sont traitées dans les milieux médicaux perpétue cette peur et si les professionnels de la santé agissaient de façon plus consciente et réalisaient à quel point leur comportement affecte les femmes dans les soins prodigués, alors nous pourrions parcourir un long chemin dans la réduction de ce type de peurs chez les femmes.

C’est complètement dévorant

Ce serait trop facile d’imaginer que la peur de la grossesse et de l’accouchement est une affaire sans importance, et en fait, beaucoup de gens pensent de cette façon, ils s’imaginent que c’est juste une étape, ou disent des choses comme “ne t’inquiète pas, tu vas la surmonter quand ton instinct maternel va se manifester”. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Pour les femmes qui doivent vivre avec cette peur, c’est d’une importance majeure. Elles sont confrontées à toutes sortes d’éléments déclencheurs dans la vie quotidienne : les femmes enceintes (réelles et en images), les milieux médicaux et les scènes d’hôpital dans les émissions de télévision ne sont que quelques exemples.

Voici comment une dame décrit sa peur…

Cette phobie a ruiné ma vie. J’ai été diagnostiquée avec une dépression clinique et l’ESPT (état de stress post-traumatique) et chaque jour est un combat. Je fais des cauchemars et j’ai des sueurs nocturnes constamment. Même voir des femmes enceintes me dégoûte et me donne la nausée. C’est presque impossible dans la vie de tous les jours d’éviter les « déclencheurs » qui me plongent dans un tourbillon suicidaire. Les émissions de télévision et les films n’offrent pas de consolation non plus. J’ai l’impression que toutes les femmes sont enceintes et qu’il y a des scènes d’accouchement partout. C’est une phobie qui cause aussi un isolement extrême. Je crois que c’est le sujet le plus tabou aujourd’hui. Celles qui en souffrent comme moi se sentent très seules, déprimées et sans valeur.

Certaines femmes décident de ne pas avoir d’enfants à cause de cette peur, l’une des répondantes a partagé avec moi le fait qu’elle avait eu des avortements à répétition pour éviter d’avoir à vivre un accouchement. Et pourtant, il y en a d’autres qui veulent désespérément être mères et qui ne désirent rien de plus au monde que d’avoir des enfants, mais la pensée d’avoir à supporter 9 mois d’enfer pendant la grossesse, pour ensuite passer au travers d’un accouchement est tout simplement trop à affronter, alors elles tiennent leur désir d’enfant à distance sans jamais oser se laisser aller trop près de ce qui pourrait devenir réalité. Mais tout cela peut avoir un impact très important sur les relations amoureuses, surtout si leur partenaire ne comprend pas ce qu’elles traversent et/ou veut vraiment fonder une famille.

Mon conjoint avec qui je suis mariée depuis 4 ans m’a récemment demandé de déménager parce qu’il pense que je ne veux pas d’enfant du tout. Il ne comprend pas mes sentiments complexes et ma peur de la grossesse.

Donc, vous voyez que cette peur n’a rien d’amusant et ne doit pas être ignorée ou rejetée. C’est un problème important qui affecte beaucoup de femmes aujourd’hui et pourtant elles font face à un énorme manque de soutien et de compréhension. Lorsque j’étais en ondes sur BBC Radio avec les producteurs de l’émission One Born Every Minute, un auditeur a appelé pour affirmer que si les femmes ont peur de l’accouchement c’est qu’elles ne sont pas des mères potentielles (vous pouvez écouter l’émission ici). Pour moi, c’est une déclaration choquante qui décrit bien la façon dont beaucoup de gens voient cette peur. Et pourtant, est-ce que nous pensons que les gens qui ont peur de prendre l’avion ne sont pas aptes à aller en vacances? Bien sûr que non. Être pétrifié par le vol en avion ne signifie pas que vous ne pouvez pas faire face au lieu de destination.

Quoi faire si vous souffrez de tocophobie?

Trouver de l’aide

Tout d’abord, il faut trouver un certain soutien et des gens qui comprennent. Il existe un excellent groupe sur Facebook – Tokophobia Support Network – auquel il vaut la peine de se joindre (en anglais seulement). C’est un endroit sûr pour exprimer vos craintes et vos pensées auprès de personnes qui vous comprennent.

Ensuite, cela dépend si vous voulez vous débarrasser de votre peur. Certaines femmes sont capables de vivre en ayant cette peur et ne voient pas pourquoi elles devraient s’en débarrasser. Si c’est votre cas, alors je vous incite fortement à faire tout simplement la paix avec votre peur, de sorte qu’elle ne soit plus une nuisance et que vous ne soyez plus bouleversée à la vue de femmes enceintes, en entendant ou en voyant des scènes de naissance à la télévision ou dans les films.

Si vous voulez surmonter la tocophobie, cherchez de l’aide professionnelle

Si vous décidez de vous attaquer à cette phobie, alors je vous invite à chercher un soutien professionnel. Le type de professionnel dépendra selon qu’il s’agisse d’une peur isolée ou qu’elle fasse partie d’un plus grand ensemble de troubles anxieux auxquels vous êtes confrontée. Le type de thérapeutes que je recommanderais comprend des praticiens experts en Reflective Repatterning (RR), Havening, PsyTap, Thought Field Therapy (TFT), Tapas Acupressure Technique (TAT), Emotional Freedom Technique (EFT), hypnothérapie clinique et en EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing). Plusieurs de ces thérapies modernes sont incroyablement efficaces et d’action rapide. Personnellement, j’ai utilisé une combinaison de Reflective Repatterning et de Tapas Acupressure Technique pour m’aider à surmonter ma tocophobie, mais maintenant avec mes clientes j’utilise une combinaison de plusieurs des techniques que je viens de mentionner. Différentes personnes réagissent à différentes approches, c’est pourquoi je ne veux pas recommander une technique ou une approche en particulier.

J’offre des séances de soutien aux femmes tocophobes (en français ou en anglais) où j’explore avec mes clientes leurs craintes afin de les aider à les surmonter, lire la suite ici.

À mesure que je découvre d’autres professionnels qui travaillent avec les femmes tocophobes, je compile leurs noms sur une liste. Vérifiez donc régulièrement les mises à jour sur mon site web.

Vous oeuvrez professionnellement auprès des femmes enceintes?

Si vous êtes en contact avec des femmes tocophobes dans le cadre de votre travail professionnel, peut-être à titre de sage-femme, d’éducatrice prénatale ou de thérapeute, sachez que j’offre un document en téléchargement gratuit Comprendre la tocophobie, texte que j’ai rédigé dans le but d’aider les professionnels de la santé à mieux comprendre cette problématique. Le matériel de base ayant servi à la préparation du document vient d’une enquête que j’ai effectuée au début de l’année 2016 dans laquelle je posais quelques questions aux femmes qui souffrent de tocophobie pour m’aider à mieux comprendre la nature de leur vécu. J’ai ensuite compilé et analysé leurs réponses afin de produire un document qui éclaire davantage sur la façon dont elles se sentent et les difficultés avec lesquelles elles sont aux prises.

Si vous désirez obtenir une copie gratuite de mon document en format PDF Comprendre la tocophobie, cliquez dans la case ci-dessous.

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Si vous oeuvrez professionnellement auprès de femmes tocophobes, n’hésitez pas à me transmettre vos coordonnées afin que je puisse vous ajouter à une liste de personnes vers lesquelles les femmes peuvent se tourner pour obtenir du soutien.

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